Coco en sort terrifiée, bravo!
Actualités du club spéléo de Carqueiranne
Le 29 juin 2008
Lieu : Méounes, secteur des Rampins
Participants GAS : Laure, Franck, Laurent et Yves
Compte rendu : Avec Laure, Franck et Laurent, désob à l’entrée du Gascon pendant que Corinne et Topol sont à Fougelys. La destruction à la massette d’une stalactite peu compacte ouvre la cavité. Je pénètre sur quelques mètres pour être arrêté par une nouvelle concrétion. Elle ne résiste pas longtemps aux assauts de Laurent. Il a la surprise de trouver derrière un rataillon de corde avec un nœud de 8. Il a été déposé là au sommet d’un remplissage de terre par une crue. Il doit être rare que l’eau monte jusque là. Le cheminement qu’elle a dû suivre reste à trouver. Elle ne peu provenir que de l’intérieur des Rampins ou de Planeselve. Un entonnoir de terre marqué par un fort courant d’air prolonge la cavité. C’est Franck qui s’installe au fond pour orchestrer la danse des petits seaux. Il attaque un gros bloc à la massette qui se détache à sa grande surprise au bout de quelques coups. C’est un espace plus vaste qui s’ouvre derrière. Là le courant d’air se disperse. Il y a une longue faille en plafond, difficilement pénétrable, où l’air circule. Une autre à gauche, descendante, où il circule aussi et un espace en dessous, qu’il faut ouvrir. Cela prend peu de temps car la roche est du tuf ou de la calcite. En bas, deux possibilités : Un trou à droite peu attirant où la trace de circulation est indéniable et un autre, à gauche, où la circulation d’eau paraît très active. L’air est des deux côtés. Le trou de gauche s’enfonce dans une direction qui est celle de l’extérieur mais les traces d’activités sont convaincantes. Nous décidons de suivre l’eau et remontons quelques seaux. Il se fait tard, Franck et Laure nous quittent et nous n’allons pas tarder à abandonner le chantier nous aussi. Je descends dans le trou une dernière fois après avoir fait l’inspection de la cavité pour un dernier coup d’œil et aperçois un espace derrière le trou de droite. A aller voir la prochaine fois. S’il n’y a pas de suite, ce sera toujours de la place pour vider les seaux.
Yves
Prospection payante
18 juin 2008
Lieu : Secteur des Rampins (non, pas plus de détails)
Participant GAS : Yves
Compte rendu : Trois heures de terrassement pour ouvrir un peu plus la tranchée. J’expérimente un outil trouvé à Fougelys que j’ai monté sur un manche fait à partir d’un tronc de jeune chêne sectionné il y a quelques années et abandonné à la coupe des Gaulois. C’est une sorte de pioche archaïque très lourde mais efficace pour casser le tuf pourvu que l’on ait la place pour le manier, ce qui n’est pas le cas dans la tranchée. Une barre à mine aurait mieux fait l’affaire pour élargir suffisamment afin de pouvoir l’utiliser, ce que je me proposais de faire la prochaine fois. Cependant, j’ai bien aménagé la tranchée pour l’évacuation de la terre lors de mon prochain passage. Avant de repartir je monte au dessus pour rejeter un coup d’œil sur la faille qui se trouve au dessus. Il y a moins d’air mais ça descend profond et incontestablement, elle est en communication avec la résurgence que je suis en train de dégager. Inspiration subite ! Il serait pas mal que je rejette un coup d’œil au dessus pour voir s’il n’y a rien d’autre, avec un regard nouveau car j’ai déjà parcouru le secteur. Je trouve deux trois trucs, de toute apparence le secteur est bien poreux. Je vais un peu plus loin et je trouve une trace de ce qui a été de temps en temps un écoulement d’eau. J’escalade, il y a bien un trou mais pas trop convaincant, plutôt des écoulements d’eau directs lors des pluies mais minimes et en rapport avec la surface. Sur le côté il y a un secteur qui attire mon attention. J’escalade encore un peu car la pente est abrupte. Je m’aide d’un chêne vert à tronc multiple qui pousse depuis quelques centaines d’années. Derrière ça descend un peu et il y a une ouverture basse et concrétionnée. J’y mets mon nez. C’est bien frais et ça souffle. Le même air que la résurgence mais trop bas pour passer. A gauche, il y a un départ de puits. J’y jette quelques cailloux mais ils ne descendent pas bien loin. La cavité descend, bien basse vers le fond et c’est de là que l’air arrive. Je continue mon ascension pour reconnaître le secteur et voir s’il n’y a rien d’autre. Le terrain est boueux et l’escalade un peu scabreuse. Je veux savoir aussi où est la roche car le secteur est composé de terre et de tuf et c’est aussi un des buts de ma recherche. Au dessus, je trouve d’anciennes restanques dans le même terrain. Apparemment la roche est bien loin de la résurgence. Je redescends à ma trouvaille pour un second coup d’œil. Là je déguste l’air. Un morceau de feuille est pris dans une toile d’araignée et tourbillonne. Ca part bien au fond. Etroit mais pénétrable. Il n’y a qu’une ou deux concrétions à casser pour s’y engager. Je sens que là on va se régaler au moins quelques instants ! Je ne manque pas de passer un coup de fil au Franck et au Laurent. La réunion c’est demain.
Yves
Déçues de ne pouvoir entreprendre la descente de l'aven de la solitude par manque de coéquipiers, nous decidâmes d'aller nous exercer sur les falaises de la bergerie.J'équipe la voie de gauche, en me disant que le fractionnement plein vide serait un bon entrainement pour ma mie Coco, et qu'elle passerait la difficulté parce qu'"elle en veut". Effectivement, aprés quelques méli-mélo accompagnés de bonnes sensations elle s'en sortit haut les mains.
Escalade à la Citerne
18 mai 2008
Lieu : Le Faron, la Citerne
Participants GAS : Famille Kilian
Compte rendu : Petite escapade en famille pour se défouler un peu et profiter d’une journée ensoleillée bien trop rare ces dernières semaines. Etonnamment, il n’y a qu’un groupe de 3 personnes en action sur les voies quand on arrive vers 15h. On commence par l’Echarpe d’Iris (4A). Manon et Julie se frisent les moustaches, enfin plutôt le duvet naissant. Myriam enchaîne avec des nouveaux chaussons fraîchement achetés et s’en sort fort bien. Puis on s’attaque à Pollen (4C). Manon et Julie sont vraiment à l’aise dans cette voie où j’ai eu un peu de mal. Je profite du relais de Pollen pour monter en moulinette sur Hivernage (5A+) avec un départ légèrement en surplomb bien rigolo. Goûter à l’ombre et retour au bercail.
Laurent
Participants : Laure, Franck et Yves.
RDV au parking sur le plateau à 11h. Pendant que nous mangeons, le club de Sanary vient à passer et s’arrête un moment. Traditionnelle et agréable rencontre sur le plateau.
Franck a un kit de matériel topo prêté par Pierrot, moi un kit étroiture avec une corde de 40 et une 20m. Nous remplaçons la main courante au dessus du puits après l’étroiture du fond du puits François après avoir passés la flaque rafraîchissante. La corde avait pris un vilain coup de vieux dans la chaussette.
Franck et Laure passent devant. Je change la dernière corde du puits dominique. Elle n’allait pas jusqu’au bout. Les derniers mètres se faisaient en désescalade ce qui était un peu risqué en remontant avec un kit.
Je fume (pardon Evin), une cigarette avant de m’engager dans le méandre rasqueux. Cette fois, je suis équipé d’une texer. Ca glisse bien, c’est solide, et l’eau ne passe pas à travers. Dans des conditions aussi austers, cet ancien matériel est toujours d’actualité.
Au fond de la faille, je m’engage dans le passage désobstrué. La sortie est un peu étroite. Sur une lame de rocher, je repère un trou où une sangle suffirait à donner une bonne prise pour sortir de là. Je m’engage dans la boue. La main courante de Laurent est bien venue dans cette étroite patinoire. J’ai du mal à reconnaître mon descendeur dans le paquet de boue qui pend mon côté. Lorsque j’arrive à la cascade tout est fini. Franck vient de remonter, il vous racontera le boyau. Il y a beaucoup moins d’eau. La cascade coule toujours mais avec un débit plus faible. De toute manière, elle ne peut pas être énorme. Le griffon par où elle sort n’est pas plus gros qu’une main. L’eau descend sur 2m50 et s’engage dans un méandre.
L’excès de boue nous dissuade de sortir le matériel de topographie. Nous la ferons avec les longueurs de corde. Nous déséquipons et je laisse la corde au bas du puits Dominique au cas où un amateur aurait envie de faire la suite avant que nous ne déséquipions le tout. Dans le puits Marina, la courroie de mon pantin lâche. Je m’arrête un peu plus loin pour tenter une réparation de fortune. J’envisage mal la remontée de la banane avec un kit conséquent sans bloqueur de pied.
Grâce à un mini couteau acheté chez David, l’opération sera une réussite. Puis ce sera le croll qui donnera des signes de faiblesse. La boue est venue à bout de la fermeture éclair de ma bury. Franck et Laurent en sont au même point. Le cyclo est un grand destructeur de matériel.
Pendant que Laure et Franck m’attendent parce qu’ils ont pris un peu d’avance, les sanaryens sont repassés. Plus tard, nous aurons la visite des gardes de l’ONF. Ils avaient déjà vu ma voiture peu de temps avant. Nous les recroiseront en descendent.
Yves
Nous arrivons à la cascade vers 15h. Laure qui depuis plusieurs jours ne dort plus qu’en rêvant aux éventuels puits arrosés et autres salles que nous pourrions trouver au fond de ce boyau, s’engage la première. J’en profite pour faire un petit film (lien en fin d’article). Cette fois, elle avance avec une corde attachée à son baudrier. Elle fait 5m de plus que la dernière fois et butte sur un rétrécissement. Le retour en marche arrière et la sortie sont toujours aussi galère. Pour ma part, je décide de m’engager juste en combi avec la corde en main. Je passe le rétrécissement, avec difficulté, derrière, ça continue.
Laure avec qui j’essais de rester en communication m’entend de moins en moins. A ce moment, mon cœur s’emballe un peu !... Si le retour doit se faire en marche arrière, ça va être chaud !!
Fort heureusement, je trouve quelques mètres plus loin, un gonflement du méandre où j’arrive à faire demi-tour.
J’en informe Laure en criant car elle ne m’entend presque plus. Pendant cette manœuvre, l’eau finit de me tremper et la boue s’infiltre dans ma combi et dans mon casque… Mais re-motivé par la perspective d’un retour « facile », je poursuis ma progression. A 3m du fond, le plafond s’abaisse à nouveau sur un colmatage de boue où se trouve une lucarne de 15 x 15cm. Sous moi, il n’y a plus d’eau. Je dois reculer de 5 ou 6 m pour la retrouver s’infiltrant dans le sol. Je gratte un peu et réussit à ouvrir un trou gros comme la main. L’eau s’y engouffre volontiers. Le sol est très fin, mais sans massette, je n’arrive pas à grand-chose. Je décide alors de rebrousser chemin. Quand je sors du boyau, Yves a rejoint Laure qui commence à avoir bien froid. Nous ne nous attarderons donc pas.
En conclusion, à chaud, au sortir de l’explo, il reste peu d’espoir de suite.
Nous avons quand même battu le record de profondeur du var en explorant en première 20 m de faille, un puits de 10m, une salle avec une cascade et 25m de conduite forcée.
Mais au bout de quelques jours, après que les stigmates de l’exploration se sont estompés, l’envie d’aller mettre quelques coups de massette dans ce plancher nous reprend ! A suivre…
Franck
Pour la vidéo, cliquez sur ce lien
http://galamaoud.free.fr/Pointe%20au%20Cyclo%20Le%20Clip.wmv
Nous savons maintenant pouquoi Yves passe partout... Il se déforme!!
La déception est palpable...
Participants : Yves, Franck et Laure
Arrivés au parking du Muguet vers 15h40, Yves est déjà parti avec le GPS. Les sacs sur le dos, on suit les indications d’Hervé pour monter à l’aven des Gaulois. 30 minutes plus tard et quelques errances, on trouve l’entrée et Yves qui sort du bartas.
Mes copines les araignées nous attendent blotties dans leurs toiles, les rochers jouent les équilibristes et nous faisons donc très attention. De jolies concrétions coulées nous accompagnent tout le long de la descente. Arrivés en bas, on ne peut s'empêcher de jeter une pierre dans la petite faille, attirés par le courant d'air. Cling, cling cling...ça cogne bien partout, et ça a bien l'air de filer. Trois coups de pelle plus tard, on remonte. Chouette explo !
TPST : 1h45
Laure
Déjà mouillé dans le méandre, j’achève de me tremper jusqu’aux os tout en m’enduisant copieusement de boue. A deux reprises je viens embrasser le kit que je pousse devant et complète le tableau par un masque facial. Arrivé dans la faille désobstruée Laurent s’engage d’office en me reléguant au rôle d’assistant de Mrs le chirurgien qui, opère ma foi, fort bien.
Il commence par planter deux goujons : mèche de 8, perfo, goujon, clé de 13, corde. J peux enfin voir la suite c’est la continuité de la faille, assez courte, entièrement tapisser d’argile. La main courante est bien menue. La suite est au fond, l’eau coule en cascade dans un espace large de roche claire. Des amas de ce que l’on devine être de la roche obstruent le passage. Laurent en position de chauve sourie : tête en bas, perfo en bout de bras amaré par les pieds à la boue, continue sa plastie. Bientôt Franck et Laure viennent nous relever. Cette dernière refusera de me faire la bise malgré nos retrouvailles profondes. Nous reprenons la route de la surface avec une pause repas et boisson chaude de l’autre côté du méandre. Nous entendons au loin des coups de massette et des effondrements de roches. Pour la suite voir l’article des derniers arrivés, chers amis spéléos et blogueurs.
Yves
Nous arrivons au contact de Laurent de Yves vers 15h30 et prenons le relais de la désobstruction. Franck termine le « trou » que Laurent a commencé, et nous réussissons à casser en trois le gros bloc qui empêche notre progression. Les rochers ne tenant que par un amoncellement de boue, nous décidons de les faire tomber au fond du puits qui nous sépare encore de la rivière. On aperçoit des rochers bien blancs au fond, ce qui contraste avec la bouillasse qui nous entoure et nous recouvre.
Le passage sécurisé, Franck descend le premier. Je le rejoins vite, surexcitée. Ca y est, nous voyons d’où vient ce bruit. On se retrouve dans la salle (de bains !). La rivière se révèle être une cascade de 2m de haut environ qui coule gros comme le bras. L’endroit est plutôt restreint, mais on peut y tenir facilement à 3 (dont 1 sous la douche !).
En se baissant au bout de cette petite salle, on peut voir une conduite forcée, bien ronde, étroite, qui part. L’eau de la cascade y est rejointe par une autre arrivée d’eau qui s’écoule lentement. Franck s’engouffre. L’eau ruisselle sous lui et finit de le tremper. La buée empêche de voir trop loin, mais le courant d’air nous permet d’avoir un aperçu de la suite dès que l’on s’avance un peu. Il rampe sur une dizaine de mètre et s’interroge sur le retour : un petit élargissement apparaît 5m plus loin. Le demi-tour n’y sera toujours pas possible. Derrière on voit que ça file, en se rétrécissant évidemment encore un peu. Le retour se fera en marche arrière ! Je m’élance à mon tour en faisant les mêmes constats. Franck m’aidera à ressortir de ce boyau en me tirant par le baudrier.
Nous décidons d’en rester là, car 380M de puits nous attendent et nos sacs sont très lourds. La première devra se poursuivre « en saison sèche » (le week end prochain !)
Sortie à 23h, TPST : 9h
Laure et Franck
Le passage élargit!!
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Au départ, 4 copains de Carqueiranne qui pratique la spéléo depuis l’âge de 15 ans.
Nous nous rapprochons vite du SCS (Spéléo Club de Sanary), club très structuré où la famille Clément nous accueille à bras ouverts. Pendant 4 ans, Hervé Tainton, président du club va nous entraîner sur de nombreux massifs calcaires dans des aventures plus rocambolesques les unes que les autres.
Petit à petit, nous faisons découvrir notre passion à d’autres amis de notre commune. En 1983, nous décidons de nous émanciper en créant un club à Carqueiranne. Etant tous motards, nous avons fait en sorte que les initiales du nom fassent GAS, le G étant tiré d’une vieille légende provençale.
Depuis le début, le club est affilié à la FFS (Fédération Française de Spéléologie) avec une forte implication dans la vie et les actions fédérales.
Par ailleurs, il a un agrément « Jeunesse et sports » et est membre du CDS 83 (Comité Départemental de Spéléo).
Son fonctionnement est totalement basé sur le bénévolat. Les anciens initient et forment les nouveaux qui à leur tour deviennent encadrant.
Actuellement, il est partenaire actif de l’EDSC 83 (école départementale de spéléo et de canyon) et est engagé auprès du SSF 83 (spéléo secours) pour diverses missions spécialisées.
Il dispose d’un matériel collectif conséquent qui permet de pratiquer la spéléologie sportive ou d’exploration, le canyoning, l’escalade et la randonnée engagée.
Deux bulletins retraçant nos aventures de 1983 à 1997 ont été édités par Alain Kilian et sont disponibles ci dessous, ainsi que tous les comptes-rendus annuels d’activités depuis 2005.
Toutes les vidéos sont à retrouver sur le lien :
Quelques articles de presse :
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