Les « galamaouds » s’acharnent au fond des deux puits, fidèles à leur légende. Bilan : sortie d’un seau (légende locale de la désobstruction 😉).
Samedi 4 avril, nous sommes allés rejoindre l’équipe spéléo de l’association « Les Rivières Mystérieuses » à Cassis. C’est l’idée folle de quelques aventuriers qui ont décidé d’aller rejoindre la rivière de Port-Miou par la terre. L’histoire est incroyable, il faut aller potasser leur site internet :
Après moult reports à cause de la météo, nous voici enfin sur place afin de participer à une histoire folle comme on n’en connaîtra plus dans quelques années. Malgré l’esprit vif de tous ces septuagénaires ou octogénaires, ils ne sont pas éternels ; si le flambeau n’est pas repris, le lieu risque de dépérir. Mais ne soyons pas pessimistes, la vie est bien plus forte : ce sont nos cerveaux d’humains limités qui nous font penser cela. Quand, dans 30 ans, on cherchera de l’eau, on sera bien contents de creuser et on dira : « Ils avaient raison, ces cons ». Nous sommes des passagers de la vie : nous plantons des graines dont, pour la plupart, nous ne verrons pas les fruits.
On sent que l’organisation est bien rodée, chaque chose est à sa place. Et puis, il y a de gros moyens car nous allons chercher l’eau qui alimentera Marseille et la région dans 20 ou 30 ans : groupe électrogène, éclairages, radios, ventilation (car le trou contient beaucoup de C02). Avec mon empressement inhabituel 😉, je sens que j’agace un peu : « La corde entre les deux piquets… en double… VOILÀ… ». Un qui a très bien compris cela, c’est Philippe, alias Filou*. Il a caressé les chiens toute la matinée : pas d’emmerdes.
Définition de "filou" dans le dictionnaire : désigne quelqu'un de malicieux, de rusé… (on n’en dira pas plus, on s’est compris 😉).
C’était la première fois qu’il venait avec nous. On a compris le surnom amical, mais le karma se chargera de rééquilibrer les choses plus tard.
On se prépare tranquillement ; de toute manière, on ne peut pas descendre tant que le CO2 n’est pas en partie évacué. Les détecteurs ne bippent plus, nous suivons Marc et Jean-Pierre. Christophe est en tête, il veut en découdre : « Aujourd’hui, nous faisons la jonction ! ». Et puis il est pressé : ce soir, il doit rejoindre une équipe pour aller faire un "super trou" sur le plateau d’Albion…
Nous nous répartissons dans les deux puits. Avec Jean-Pierre, nous procédons à une coloration avec le mot de code «c’est le jaune pour l’apéro »(car le bidon est jaune et doit faire dans les 30l). Dans l’autre trou, on entend forer, taper, désobstruer ; nous faisons la même chose de notre côté. Filou vient nous prêter main-forte, puis décide de remonter. Au loin, on entend une voix lointaine : « Il y a quelqu’un sur le palier ? ». Puis elle répète un peu plus fort : « Il y a quelqu’un sur le palier qui peut venir me donner un coup de main ??!!! ». Filou répond d'une voix en mode "si tu ne m'entends pas, c'est pas mal" : « Ouiiiii… », le "oui" qui veut dire « Tu es sûr ? » en espérant que l’autre lui dise « C’est bon, je me débrouille, tu peux remonter ». Et bien non, Paulo lui dit : « DESCENDS !!!! Oui, dans le trou, il faut gratter la terre et remplir les seaux ». Et à ce moment-là, j’ai vu dans les yeux de Filou, derrière les lunettes embuées, une fissure. Les chiens allaient attendre… Mec, je ne peux pas t’aider : « Chacun sa merde ».
Il est 13 h. Ça braille dans la radio que nous sommes en train de rater l’apéro. Tant pis pour nous, quelques blagues potaches. Je reste au palier pour faire remonter tout le monde ; les plus jeunes remontent au treuil. En haut, Estelle, Arnaud, Noha et Melina nous ont rejoints pour l’ouverture des hostilités.
Là, le gueuleton, c’est sérieux : personne ne mourra de faim ni de soif ce jour-là. Il était même difficile de trouver de l’eau. « C’est de l’eau, ça ?!!! Non, de la vodka. Et ça ? Non, c’est de la poire ». On a du Ricard mais on n’a pas d’eau. Et puis là, un compagnon d’aventure nous sort une petite gourde en verre de 50 cl d’eau. L’eau est précieuse, point trop n’en faut, le comble alors que nous en cherchons ! Un repas à la Astérix et Obélix : saucisson de sanglier maison, pois chiches, une tarte succulente au reblochon d’Arnaud, du fromage, du vin à profusion, un super gâteau d’Estelle, des chocolats, de la pizza, des shots de vodka, de la prune, de l’eau-de-vie… Bref, après cela, nous repartons en canyon au « Trou Souffleur » à La Ciotat.
Il est 14 h 64 (sic), nous décidons de filer à l’anglaise. On aide à peine à ranger et nous partons pour ne pas arriver trop tard au canyon. 14 h 98 (sic), nous arrivons sur le parking. Filou n’est pas venu et Christophe râle : « Je ne sais pas si je vais venir, j’ai de la route à faire ». Une fois devant le canyon : « Je ne sais pas si je vais venir, j’ai de la route à faire ». Une fois dans le canyon : « Putain, ça fait chier, j’ai de la route à faire…mais c’est joli ». À la fin du canyon : « Cette fois j’y vais, j’ai de la route à faire… ». Ça, c’est une masterclass de mental. En même temps, il savait que le canyon était pas mal et qu’on allait aller vite.
Ce canyon est un mix entre randonnée et descente. Il est très beau : marcher à fleur d’eau dans le poudingue du Bec de l’Aigle est très sympa. Il nous a fallu deux heures, marche d’approche et retour compris. Court, mais ludique, avec une petite tyrolienne sur la fin.
Nous finirons la journée dans la calanque de Figuerolles autour... d’une bière.
Paul
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